Soudan du Sud : L’UE verse 9.5 millions d’euros pour lutter contre la faim.

Dans un contexte alarmant d’insécurité alimentaire, l’Union Européenne a consenti à verser 9,5 millions d’euros supplémentaires au Programme Alimentaire Mondial du Soudan du Sud. Ainsi, plus de 700 000 personnes vont pouvoir bénéficier d’un suivi nutritionnel ainsi que d’un soutien alimentaire grâce à cette aide humanitaire. Les bénéficiaires seront essentiellement les femmes enceintes et allaitantes mais également les enfants de moins de 5 ans qui sont en situation d’urgence. En effet, les rapports effectués début 2019 par les Nations Unies montrent que la faim progressait toujours dans cette région du monde. Quelques mois plus tard, le 9 septembre 2019, l’ONU déclare même que « 54% des 6,35 millions de sud-soudanais sont toujours confrontés à une grave insécurité alimentaire ». Ce nombre inquiétant de personnes en difficulté est notamment lié à la guerre qui, depuis 2013, rend le pays instable sur beaucoup de plans. L’instabilité économique, les conflits armés, l’inflation ont eu raison des population locales. Bien souvent contraintes de partir de chez eux, ces populations n’ont eu qu’un accès limité à la nourriture.

Ainsi, grâce à l’aide humanitaire de l‘Union Européenne, plusieurs centaines de milliers de sud-soudanais pourront subvenir à leurs besoins nutritionnels et bénéficier du soutien dont ils ont besoin.

Le 20 novembre 2019 : Les 30 ans de la CIDE

La création de la CIDE

A l’occasion des 30 ans de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), Unicef France rappelle l’importance de ce texte signé en 1989 par les représentants politiques du monde entier. Effectivement le 20 novembre 1989, les responsables élus à l’Assemblée Générale des Nations Unies se sont mis d’accord pour la signature de cette importante convention. Aujourd’hui pilier de UNICEF, elle constitue l’ensemble des droits auquel peuvent prétendre les enfants et assure leur protection juridique dans 195 états membres de ce pacte. Seuls manquent encore à l’appel les Etats-Unis et la Somalie.

Les droits des enfants dans le monde

La convention comporte 54 articles décrétant les droits fondamentaux des enfants dans le monde. Voici quelques exemples de droits qui sont décrétés parmi les différents articles de la convention : le droit à l’identité, un accès aux soins, le droit à la scolarité, être protégé de toutes formes de violences ou discriminations, le droit de ne pas faire la guerre ni la subir, etc. Ce texte de loi sert de ligne directrice à UNICEF qui trouve en celui-ci un appui juridique pour faire valoir les droits des enfants dans le monde. Par exemple, comme l’indique la CIDE, les enfants ont le droit d’avoir une identité. Or, ce n’est pas encore le cas pour un quart des enfants nés aujourd’hui. A défaut d’enregistrement dès la naissance, des jeunes sont sans nationalité et ne restent non reconnus par les autorités. Pour cela, l’association tente d’accéder aux régions les plus reculées afin de faire le nécessaire en termes de déclaration de naissance. L’association doit également faire face aux enjeux actuels afin d’éviter une insécurité pour les enfants.

Construire un avenir serein

L’une des problématiques à laquelle doit se confronter UNICEF pour construire durablement l’avenir des futures générations est le dérèglement climatique. On constate notamment que la sécheresse qui sévit dans certaines régions du monde conduit les populations locales et notamment les enfants à une malnutrition ainsi qu’à une absence d’eau potable. Les chiffres sont alarmants puisqu’un enfant sur 3 décède de malnutrition tous les ans dans le monde. Pour tenter de remédier à ce fléau, l’association humanitaire intervient dans plusieurs domaines comme le suivi médical des enfants, la construction d’installation pour favoriser l’accès à l’eau potable et limiter les dégâts causés par les catastrophes naturelles. Au-delà de toutes ces actions, UNICEF prend en compte tous les enjeux qui peuvent nuire à l’avenir des enfants. Rappelons que la scolarisation est une problématique prise très au sérieux par l’association. Aujourd’hui près de 75 millions d’enfants ne peuvent aller à l’école en raison de conflits armés ou bien de catastrophes naturelles, les obligeant à quitter leur maison. La scolarisation étant un combat important pour l’équipe d’UNICEF, celle-ci travaille pour mettre au point une plateforme d’apprentissage. Cela permettrait aux enfants déscolarisés d’avoir accès à l’éducation où qu’ils soient dans le monde.

Le 20 novembre nous pourrons donc fêter 30 ans de progrès pour les droits fondamentaux des enfants même si évidemment il reste encore beaucoup à faire, ce à quoi s’engage UNICEF.


Sources : https://www.unicef.fr/sites/default/files/userfiles/02_MALNUTRITION.pdf https://www.unicef.fr/dossier/convention-internationale-des-droits-de-lenfant https://www.unicef.fr/30ansCIDE

Article rédigé pour Nethumanitaires